samedi 11 décembre 2010

Une génération : c’est 5, 10, 15, 30 ans ?


Une génération : c’est 5, 10, 15, 30 ans ?
Génération Grand Bleu, Mitterrand, Obama, spontanée, montante, sacrifiée, ou encore : génération mangas, génération pilule du lendemain, génération Matrix, génération Internet, génération techno ,génération portables de troisième génération, génération Sida, génération désenchantée, génération loft story, génération Coca-Cola …

Il apparaît bien que ce qui fait une génération aujourd’hui ne peut se résumer au passage d’une classe d’âge à une autre.

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La diversité des identités et des situations et l’accélération de l’innovation technologique jouent un rôle central dans cette mutation.
Personne n’ose plus imaginer la vie sans google, sans e-mails…. Internet a bouleversé la vie de millions de personnes et les modes opératoires de centaines de milliers d’entreprises.

Cette révolution qui nous vient de la toile s’est faite par vagues successives : le web 1.0 a commencé dans les années 90. La vague du web 2.0 a enflé au milieu des années 2000. La vague du web 3 .0 est déjà en gestation.
Ainsi, une génération de jeux vidéo remplace la précédente en moins de trois ans alors que le temps de la succession dans l’ordre familial est passé de 20 ans à 30 ans, puisque l’âge moyen du premier enfant pour une femme est aujourd’hui de 29,6 ans.

« Chaque génération est de trente-trois années : la vie du Christ » : maxime de Chateaubriand !!!

Si le mot « génération » offre une intéressante diversité de sens, comme le montrent les extraits de dictionnaires d’époques différentes, les variations du déterminant, selon que l’on dit la génération, une génération, des générations, font naître des représentations qui diffèrent.
Ce que suggère le mot « génération(s) » On pense d’abord à l’action de produire, de créer, mais pas à partir de rien, ce qui fait passer du sens de « production » à celui de «reproduction ». C’est alors le domaine de la biologie qui est concerné.

Une autre image est celle d’une classe d’âge dont la vie recouvre un même laps de temps, à une dizaine d’années près, et qui se trouve, par cette simultanéité, confrontée à un environnement et à des événements identiques, souvent aux mêmes difficultés, adepte des mêmes modes. Ce groupe-là – visible sur les photos de classe – intéresse le sociologue.
D’autres significations plus complexes

Mais à peine posées ces premières significations, les sens se diversifient encore. Ainsi des groupes ayant une expérience similaire, on passe, par métonymie, à la durée historique de cette expérience

Dans le cadre familial, le mot dérive aussi vers un sens temporel, exprimant une étape de la vie dans une organisation marquée par des seuils successifs. Une génération se définit ainsi comme une sorte d’unité de temps, variable selon les contextes. On en arrive à des croisements de sens, comme le montre l’appartenance possible à plusieurs générations simultanément : par l’âge, qui situe dans un groupe dont la naissance est datée, mais aussi par la fonction familiale.
Enfin, apparaissent de nouvelles catégories, qui viennent complexifier définitions et représentations. Ainsi en est-il du « peuple des jeunes », de la classe des « seniors » ou encore du « quatrième âge », conséquence des progrès médicaux. Une terminologie nouvelle se crée, « pré » et «postadolescents», «adulescents», «adonaissants»… qui témoigne des difficultés d’établir des classifications rigoureuses.

Relations intergénérationnelles
L’idée de succession inexorable des générations, met aussi en lumière la notion de coexistence. Entre les générations de type « vertical », soulignées par les âges et par un rang ou un rôle familial, se créent des relations ascendantes ou descendantes, qui peuvent se doubler de réciprocité. Entre les membres d’une génération au sens « horizontal », les relations sont de nature différente, mais toutes illustrent la diversité de la vie et la complexité des liens familiaux et sociaux.

Des relations « verticales »
À l’intérieur d’une famille, les relations verticales sont les liens entre ascendants et descendants, liens qui reposent sur des conceptions traditionnelles et sur des interdits : les adultes détiennent l’autorité du fait de leur expérience et de leur position familiale, les jeunes l’acceptent ou la rejettent, la contournent, la contestent.
Mais les relations verticales entre générations, ce sont aussi les aides et transferts divers : transmission des savoirs et savoir-faire, soutien moral et matériel apporté aux enfants et petits-enfants par les grands-parents, prise en charge des parents âgés. Tous les sociologues signalent la présence et l’importance de ces formes de solidarité.
Les relations « horizontales »

On parle de « relations horizontales » entre membres d’un groupe vivant à la même époque et témoin ou acteur des mêmes événements. Ceux qui composent ce type de génération ont en commun une simultanéité d’existence dans un contexte historique et socioculturel identique. Cette situation est en elle-même génératrice de nombreuses similitudes, qui en deviennent la caractéristique : vécu proche, similitude des écueils à affronter dans la vie et réponses allant dans le même sens, goûts similaires, sentiment d’une appartenance commune à un groupe large aimant les mêmes choses, vibrant aux mêmes modes d’expression, reconnaissable à une apparence vestimentaire identifiable, sensible aux mêmes modes. Il est difficile de dire alors ce qui relève du regroupement volontaire et ce qui appartient à l’influence prégnante de «l’air du temps », repris avec efficacité par la publicité.

Ce n’est plus la génération qui engloberait l’individu autour d’un ensemble de repères communs, mais l’individu qui deviendrait à lui seul le marqueur d’une génération.

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